Cité maritime du Pays d’Iroise, Le Conquet compte parmi les principaux ports de pêche du Finistère. La ville déploie dans ses ruelles un riche patrimoine ancien.
Important pôle maritime, Le Conquet fut dès le Xe siècle une ville prospère. Cependant, sa situation stratégique au bout de la Bretagne lui valut d’être successivement ravagé par les Normands puis les Anglais. En 1558, une attaque anglo-hollandaise détruisit presque intégralement la ville, ne laissant debout que huit maisons.
En se promenant dans le lacis de ruelles pentues qui débouchent sur le port, vous pourrez néanmoins admirer ces survivantes, témoins d’une époque difficile. Dans la rue Aristide-Briand se trouve celle que l’on appelle la maison de l’Anglais, au n°1. La Maison des Seigneurs, sur le port, est particulièrement intéressante. On la reconnaît facilement à sa tourelle en encorbellement qui surplombe les bateaux.
Dans l’église, vous pourrez contempler le tombeau de Dom-Michel le Nobletz, un important missionnaire breton, ainsi qu’un beau vitrail du XVIe siècle.
Tradition oblige, le port de pêche est toujours réputé pour ses crustacés et ses poissons nobles. Le Conquet est d’ailleurs le second port de pêche français pour la pêche au tourteau. Fileyeurs, caseyeurs et ligneurs, pas moins de 40 bateaux constituent la flotte côtière conquétoise, et c’est un grand spectacle que de la voir rentrer au port.
Le Conquet est aussi le point de départ pour les îles de Ouessant ou Molène.
La Presqu’île de Kermorvan et son phare, qui fait face à la ville, sont le lieu idéal pour une promenade. De la passerelle du Croaë, qui enjambe l’aber Conq, vous jouirez d’un beau point de vue.
La plage des Blancs-Sablons, longue de deux kilomètres, fera le bonheur des amateurs de farniente ou de sports nautiques. C’est un spot particulièrement prisé des véliplanchistes et des surfeurs. Vous pouvez aussi vous rendre à celle de Porsliogan.